PANNE D’ASCENSEUR 

JONATHAN JOYEUX

LES EXTRAITS

UNE HISTOIRE D'AMOUR

J’appuie sur le bouton de l’ascenseur, mais, il reste bloquĂ© au troisiĂšme Ă©tage. Je tape un coup puis deux sur la porte raisonnant dans tout l’immeuble pour qu’enfin, on veuille bien le laisser partir. Quel raffut dans ce couloir ! Pas trop tĂŽt, il arrive, j’entre et entends une voix douce s’exclamer « Excusez-moi, mais j’emmĂ©nage, alors, on immobilise l’ascenseur
 Â». En face de moi se trouve la femme de mes rĂȘves. VoilĂ  presqu’un mois que je l’attends et que je me prĂ©pare Ă  l’éventualitĂ© de la croiser, mais pas aujourd’hui. Je suis dans la cabine avec elle, les cheveux en bataille, des croĂ»tes dans les yeux, une haleine de chacal, habillĂ© d’un pyjama avec une tĂȘte de Tigrou qui s’écrie « j’aime mon lit ! Â» sans parler de mes charentaises super glamour
 Quelle impression je dois donner ! Et ce parfum, qui m’avait enivrĂ© au point d’en perdre la raison, me donne envie de vomir et n’arrange pas mon mal de crĂąne. Au secours, sortez-moi de lĂ  ! Il ne manquerait plus que je rougisse. Ouf ! Nous arrivons au rez-de-chaussĂ©e. Terminus, tout le monde descend. Je la laisse passer la premiĂšre. Je me retrouve devant une boĂźte Ă  lettres vide, pas de courrier. Toute cette expĂ©dition pour rien.

MERCI A TOUS LES COMMERCANTS DE

 

ABOEN

CLERMONT-FD

FIRMINY

ST BONNET LE CHATEAU

ST MAURICE EN GOURGOIS

 

POUR LEUR GENTILLESSE ET LEUR AIDE POUR FAIRE CONNAITRE MON OUVRAGE

UNE HISTOIRE MELEE D'INTRIGUES

Puis, un grand silence, rompu par le coup de fil fatidique. Au dernier Ă©tage. Au dessus de chez moi. Chez Mme Salem. Des pleurs aigus suivis d’un « Les enfants, restez lĂ  ! ». Une porte qui claque et une descente rapide sous les yeux baissĂ©s des curieux. Et, soudain, en face d’elle, le spectacle, l’horreur.  Pendant que les inspecteurs scrutent l’ascenseur et que les pompiers s’appliquent Ă  leur tĂąche, Mme Dolores, remise de ses Ă©motions, ne peut se retenir de venir nous raconter ce qu’elle a vu. Elle nous dĂ©crit sans complexe les moindres dĂ©tails.

JEAN PIERRE

reconnaissable Ă  son chapeau de cowboy

VENDEUR TEXTILE

AU MARCHE DE FIRMINY LE JEUDI

UNE HISTOIRE PARSEMEE DE CADAVRES

M Salem est allongĂ© de tout son ĂȘtre sur le sol de la cabine, sa tĂȘte saigne. A cĂŽtĂ© de lui, une bouteille d’eau vide puisque le liquide, au sol, est absorbĂ© en partie par les habits du mort, c’est-Ă -dire, un vieux pyjama et une robe de chambre. Une paire de pantoufles est dĂ©licatement posĂ©e dans un coin. Difficile de voir les dĂ©tails car il fait sombre, prĂ©cise Mme DolorĂšs. En effet, le plafonnier ainsi que l’ampoule et la douille avaient Ă©tĂ© retirĂ©s laissant apparaĂźtre deux fils dĂ©nudĂ©s.

C'Kris CREA

VĂȘtement chapeaux

Foulards Collants

6, rue de la paix

FIRMINY

LES PREMIERES PAGES

 

                        Je m’appelle JĂ©rĂ©mie Rey. J’ai 24 ans. On me dĂ©crit comme un gars plutĂŽt changeant. Un jour, j’ai la tĂȘte sur les Ă©paules, alors que le lendemain, je me comporte comme un ado. J’habite un petit appartement dans un immeuble trĂšs modeste, Ă  Clermont-Ferrand, en Auvergne. VoilĂ  quatre ans que j’ai quittĂ© mes chers parents pour m’installer dans « mon Â» chez moi. Enfin la libertĂ©, sans aucune obligation de rendre des comptes, sauf Ă  mon propriĂ©taire qui ne manque pas de me rĂ©clamer le loyer et qui, Ă  mon avis, abuse vu l’endroit oĂč je vis.

  

                        Pas de double vitrage, donc un froid de canard dĂ» Ă  ce courant d’air qui prend un vilain plaisir Ă  souffler sur ma nuque pour raidir tout mon corps. Des murs Ă©pais comme du papier Ă  cigarette, juste pour ne pas rater le plus infime bruit de l’immeuble y compris les ronflements de mon voisin. Un plancher servant de caisse de rĂ©sonnance permettant de suivre le moindre dĂ©placement de toute la famille du dessus, surtout quand cette chĂšre madame Salem met ses talons extrĂȘmement pointus.

 

                        Mais, je suis tout de mĂȘme fier de l’amĂ©nagement de mes quarante mĂštres carrĂ©s. En effet, bien agencĂ©, il fait tout de suite plus grand. Bon d’accord, je dois avouer que ce n’est pas la quantitĂ© de meubles qui encombrent le passage, mais au moins, il y a de la place et j’ai l’essentiel : mon lit et ma tĂ©lĂ©. Pourquoi avoir plus puisque je vis seul
 Et oui, je n’ai pas encore trouvĂ© le grand amour.

 

                        Des conquĂȘtes j’en ai eues, mais cela n’a durĂ© que quelques mois voire tout au plus un an. Pas assez de temps pour s’installer Ă  deux. Pourtant, j’imagine le jour oĂč la femme de mes rĂȘves se trouvera devant ma porte, ses valises Ă  ses pieds, un grand sourire aux lĂšvres, fiĂšre de pouvoir poser ses petites tenues dans la commode ou pendre ses ensembles dans l’armoire. A l’unisson, nous rĂ©organiserons l’appartement Ă  notre goĂ»t et nous parlerons de notre avenir dans le nouveau salon laissant divaguer nos pensĂ©es les plus folles. Finies les amourettes d’un jour. C’est parti pour une longue vie en commun jusqu’à la mort comme les vieux sur le palier d’en face.

 

                        Parlons-en de ceux là
 Les retraitĂ©s Delorme, de leurs doux prĂ©noms Raymond et Simone, toujours en train d’espionner les moindres faits et gestes de chaque habitant de l’immeuble avec comme bouc Ă©missaire : moi. A croire qu’ils tiennent un carnet de bord oĂč sont notĂ©s tous les dĂ©tails Ă  la seconde prĂšs de mes allĂ©es et venues. Je suis sĂ»r, que de peur d’oublier de mentionner un Ă©lĂ©ment, ils se sont rĂ©partis les tĂąches. En tout cas, la Simone sait bien me le faire remarquer les soirs oĂč je rentre plus tard que d’habitude, espĂ©rant ainsi avoir quelques dĂ©tails croustillants Ă  Ă©crire sur son cahier. Si je lĂšve les yeux, lorsque je suis au pied de l’immeuble, je peux les voir Ă  leur fenĂȘtre faisant semblant de regarder ailleurs, et je les entends courir derriĂšre leur porte au moment oĂč l’ascenseur me libĂšre Ă  mon Ă©tage. Cette scĂšne se produit chaque fois que je pars ou rentre du travail, mais je dois avouer que je les aime bien avec leur air attendrissant.

Restaurant DOULIAZEL

coucous, tapas...

15, rue de la paix

FIRMINY

COIFFURE

Atmosp'HAIR

20, rue Benoit Frachon

FIRMINY

Une vie sans amour, c'est une vie sans soleil. [Hervé Bazin ]

Si l'amour est un crime alors fais de moi ta victime

Il suffit parfois d'un regard,

 d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera Ă  jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !

Un baiser c'est un secret qui prend la bouche pour oreille.
[Edmond Rostand]

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